PETITS BOUTS DE FEMMES, PETITS BOUTS D’ÂME – EPISODE 3

172a4598JANE DELESPESSE
Incarner le spirituel, sacraliser la matière

Il est des êtres intemporels à qui on ne peut pas donner d’âge. On a l’impression qu’ils ont toujours été là. Ils possèdent en eux un savoir, une vérité, une évidence. Et ils n’ont d’autre raison d’être sur cette terre que de nous transmettre cette sagesse.

Jane Delespesse fait partie de cette tribu de “passeurs” et s’ils s’aident d’outils ou se forment à des pratiques pour accomplir cette noble tâche, c’est davantage leur “savoir-être” qui vous guidera dans l’accompagnement recherché.

Il y a quelques années, Jane a été transplantée, au sens le plus médical du terme. Mais quand on la rencontre, on ne peut s’empêcher de penser à une transplantation au sens le plus botanique du terme. Étriquée dans un pot devenu sans doute trop petit pour contenir ses belles racines, elle a été symboliquement “transplantée” pour croître dans un environnement plus adapté à son besoin de respirer à plein poumons, laisser grandir ses jolies tiges et laisser pousser ses belles feuilles…

Il est des êtres qui sont des survivants au sens “Cyrulnikesque” du terme. C’est ceux qui rebondissent sur les versants escarpés de la vie, se relèvent et marchent, droits comme des i vers leurs destinées. Jane en fait partie.

Pas étonnant que sa petite entreprise s’appelle Renaître, car le chemin de souffrance imposée par la maladie à cette petite fille, au départ fragile, est comme un cadeau qui lui a permis de trouver en elle un courage insoupçonné et a enrichi sa vision de la vie.

Le féminin, comme une évidence

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En acceptant sa maladie, en la vivant au plus profond de ses cellules, au coeur de sa conscience, Jane a accepté de laisser mourir la petite fille fragile pour permettre à la femme apaisée et libre, de naître au creux de son être.

Cette force de vie glanée tout au long de cette épreuve, elle a eu envie de la transmettre. Sa propre histoire est devenue le terreau de développement et de compréhension de sa mission de vie : accompagner l’humain, et la femme plus particulièrement à traverser le plus sereinement possible des passages de vie.

Pour permettre à l’énergie féminine de réceptivité de circuler librement, Jane a recréé, selon un rite dans les anciennes tribus,  Les Tentes Rouges, un espace sacré où elle invite les femmes à se relier à leur centre, à leur utérus, cette partie de leur corps qui se souvient de la sécurité primale (quand l’enfant est dans le ventre de sa mère).  L’objectif est de montrer à la femme qu’elle a une très grande puissance en elle, qu’elle peut se reconnecter à la déesse qui est en elle. Et d’honorer chacune des femmes présentes.

Jane, à propos des rencontres sous la Tente Rouge “C’est à chaque fois de merveilleux moments hors du temps, qui apportent chaleur, bien-être, réconfort, énergie…nous partageons nos histoires, nos larmes, nos rires, nos silences…Ce sont les personnes dans la tente qui créent l’énergie de la tente. C’est un endroit non thérapeutique, plutôt de partage et de transmission. C’est une parenthèse hors du temps qui fait naître des sensations, un ressenti que la femme peut garder en elle, et repartir plus enrichie. Ressenti auquel elle peut se reconnecter dans sa vie quotidienne.

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Sous la tente rouge, les femmes parlent d’elles-mêmes , de leur rapport aux hommes, de sexualité, posent des intentions, des demandes de guérison. Ces rencontres sont ouvertes à toutes les femmes dès l’adolescence, avec un soin particulier accordé à celles qui ont « leurs lunes ». Les autres femmes s’occupent d’elles car elles sont dans l’ »être » et non le « faire « .  On se reconnecte à l’intuition, à la part sacrée de soi-même.  On y chante, on y danse, on y joue des instruments de musique. On y brûle de la sauge, du paolo santo. C’est un lieu sacré, d’écoute et de transmission des différents rituels de passages des femmes, de la puberté à la ménopause, en passant, ou non, par la maternité.

Le défi des femmes aujourd’hui

Le souhait de Jane c’est que les femmes puissent se sentir « à la maison » dans leur vie. A leur place. Avec toutes leurs casquettes. Qu’elles trouvent un équilibre entre le « faire » et  «l’être ».

Et Jane de développer sa pensée  “Je crois qu’être une femme aujourd’hui, c’est avant tout être consciente de son histoire de vie, de sa lignée féminine : poids émotionnels, loyautés, secrets, maladies. Ensuite il est important de faire le tri, de se nettoyer de certaines choses pour pouvoir sortir de la fidélité familiale invisible et se libérer de cette lignée en faisant des choix conscients”.

Le rituel pour redonner du sens

Célébrer les petites et grandes étapes de la vie, c’est graver un passage dans la matière, c’est lui donner une dimension sacrée. On peut créer des rituels autour de la métamorphose de la jeune fille en femme, de femme en épouse et / ou en mère, autour du passage vers la ménopause, autour d’une séparation, d’un deuil… Tous ces rituels aident à grandir, à accéder à un nouvel état de conscience, de connaissance de soi.

Ritualiser la naissance, glorifier la parentalitéfyzzvlmohbarb9qn7gdpvycsnauq9bfmojz6lfeonw1gbdunfguflqvfpmg8tagrucathkffu6fhmkpvkfcepvehwpruljdxpf89i90w0oaozbpq53ozzkfpqq8j4ewbjxz6s8tr

« La plus haute vocation de la femme est de conduire l’homme à son âme afin de l’unir á la source. La plus haute vocation de l’homme est de protéger la femme afin qu’elle soit libre de marcher sur la terre saine et sauve.”

Ce proverbe cherokee est un credo pour Jane qui l’inspire dans un autre pan important de son métier, celui de doula. Emprunté au grec ancien, le terme doula désignait la figure féminine qui, aux côtés de la sage-femme, se tenait près de la mère lors de la naissance de son bébé. Jane offre donc ici un accompagnement informatif, émotionnel, physique et surtout de coeur.

Dans sa mission de rééquilibrer le féminin et le masculin, elle travaille avec les 2 parents dans cette aventure si particulière de la parentalité pour les écouter, répondre aux milles questions et nettoyer les peurs et les croyances collectives autour de la naissance.

Elle propose ainsi un travail d’HypnoNaissance, 5 séances durant lesquelles Jane guide le couple dans l’apprentissage de techniques d’auto-hypnose et de relaxation profonde. Durant ces séances, le couple prend le temps d’analyser tous les sentiments liés à l’approche de la naissance du bébé, de se libérer de toutes ses angoisses. La doula suit les progrès et s’assure que le couple est prêt, détendu et confiant pour le grand évènement. Le féminin aujourd’hui.

Une femme en modèle

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Quand on lui demande quelle est la femme qu’elle admire le plus, elle réfléchit quelques secondes et dans un souffle spontané confie : « C’est Amma. Je l’admire et elle m’inspire. C’est quelque part une représentation de la mère divine. Être serrée dans ses bras est un honneur pour moi. Amma incarne la capacité à « être ». C’est une déesse incarnée, et sa capacité à transmettre l’amour inconditionnel, la paix m’émerveille. Elle est très impliquée dans la défense des femmes partout dans le monde.”  

L’être derrière l’accompagnatrice de vie

Mais au fond toi, qui es-tu, Jane ?

Pour rester dans son monde symbolique, j’ai demandé à Jane de se prêter à un petit portrait chinois.

Si elle pouvait être une partie du corps féminin, Jane serait l’utérus, pour pouvoir protéger, créer, trouver sa force intérieure.

L’élément de la nature qui symbolise le mieux son féminin ? Un arbre fruitier (un pommier par exemple…) au fil des saisons, qui est en hibernation, et puis bourgeonne, et puis donne des fleurs et des fruits.

Pour cette femme au destin particulier, le travail avec les femmes a changé sa perception de sa propre féminité. “Maintenant on me dit que je suis jolie et lumineuse.” s’étonne-t-elle presque. “C’est sans doute parce que je me sens à ma place, que ce que je fais me fait vibrer et me met en joie. »

Pour tout connaître sur sa pratique, rendez-vous sur le site internet de Jane

Abécédaire de la coopération, quelques pistes pour démarrer l’année d’un bon p … euh pied !

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Adieu les plages de sable fin, la mer turquoise et les cris des mouettes rieuses… L’heure de la récré est finie !

Je vois déjà vos mines défaites, à l’idée de réintégrer votre bureau et de retrouver vos piles de dossiers … après avoir survécu au parcours quotidien du combattant que vous êtes (re)-devenu : lever des enfants, garnissage des boîtes à tartine, vérification des cartables, préparation des sacs de sport, quête effrénée de la basket manquante … ordres scandés militairement pour presser tout ce joli monde …

Et si vous essayiez la coopération ? Pour lutter contre le stress, recréer du lien social avec vos collègues et profiter ensemble des multiples bénéfices de cet état d’esprit …

Cap ou pas cap ? 

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…. comme AUTHENTICITÉ.

Une  équipe, c’est une série d’individus aux multiples facettes, avec des qualités et des défauts, des forces et des fragilités.

Dans le milieu professionnel, nous nous censurons sans cesse, gommons certains aspects de notre être par peur de déplaire. Or, un des tout premiers pas de la coopération est de (nous) offrir la possibilité de nous sentir nous-même, dans notre altérité, d’oser tomber certains masques sociaux qui limitent nos champs d’action et simplement accepter notre condition imparfaite d’humain. Pour ce faire, il faudra parfois être un peu courageux pour affirmer peu à peu, certaines idées ou opinions, changer nos croyances (sur soi et sur les autres), exprimer nos questionnements ou nos doutes, abandonner certaines habitudes, avouer des peurs qui nous empêchent d’accomplir certaines tâches ou de vivre sereinement les relations interpersonnelles.  Ces petits changements de comportement vont engendrer chez chacun un sentiment de sécurité et confiance. Et plus nous serons authentiques, plus ce sentiment grandira …

lettre-b… comme BIENVEILLANCE

On sait que le monde de l’entreprise n’est pas celui des Bisounours. Il s’agit ici d’adopter simplement une série d’attitudes faciles à intégrer : cesser tout comportement jugeant, envers soi et envers les autres. Sortir de la plainte, c’est à dire arrêter de souligner l’existence de sempiternels problèmes mais pointer les avancées positives observées. Rester en silence, plutôt que de faire des commentaires désagréables ou négatifs. Et respecter certaines règles de civilité basique : saluer les gens, remercier, faire un compliment, un sourire…. Pour ce faire, nous pouvons nous référer à un des 4 accords toltèques « Que ta parole soit impeccable » .

lettre-c… comme COMMUNICATION

Le maître mot en entreprise. Qui veut tout dire … et son contraire. Et si au lieu de vouloir toujours plus communiquer, nous apprenions à mieux communiquer ?

Pour co-créer une communication optimale, nous pouvons chacun aiguiser notre vigilance sur quelques points suivants tels que : est-ce que je reçois (ou je donne) toutes les informations nécessaires au bon déroulement du travail ? Suis-je apte à respecter la confidentialité de propos tenus en réunion ou avec certains clients ?  Suis-je capable d’être dans l’écoute active et dans l’empathie ? Suis-je capable d’entrer dans le cadre de référence de l’autre (parler le même langage, m’adapter à sa manière de penser, de percevoir les choses) ?

lettre-d… comme DROIT A L’ERREUR

L’erreur est humaine. C’est le propre de l’humain d’être faillible, la perfection n’est pas de ce monde. Or la plupart des entreprises considèrent encore l’erreur comme un signe d’incompétence, ce qui provoque chez le collaborateur « fautif » un sentiment de culpabilité et des réactions contre-productives (on cherche un coupable, on ignore ou on minimise la portée de cette erreur). Ni le collaborateur, ni l’entreprise ne tirera un bénéfice de ce genre de comportement.

Or ce qui pose problème ce n’est justement pas de faire une erreur mais de persévérer dans cette erreur. Et si au lieu de diaboliser l’erreur (on en fait tous), nous l’acceptions et nous nous servions d’elle comme d’un levier d’apprentissage ?  Oser la pédagogie de l’erreur n’est pas l’autoriser d’emblée, mais si une erreur surgit, il faut en tirer les leçons, nous permettre des essais, des ajustements pour arriver à un résultat parfois plus … optimal ! N’est-ce pas en « ratant » une tarte que les sœurs Tatin ont inventé un des dessers les plus appréciés de la cuisine française ?

lettre-e… comme ECOUTE

Ecouter est un art, c’est une attitude active, tandis qu’entendre est un comportement passif. Cette attitude implique une dose d’humilité, une disponibilité et une capacité à mettre en sourdine notre propre dialogue intérieur (jugement, interprétation, tentation de donner son opinion). Cet acte, a priori anodin, ne coule pas forcément de source.

Pour les personnes qui souhaitent développer cette compétence interpersonnelle, il est intéressant de garder en tête que l’écoute est basée sur les 3 principes suivants :

  • l’autre est différent de moi
  • il a quelque chose à dire que je ne sais pas encore
  • il est important qu’il s’exprime et que je le comprenne

lettre-f… comme FORCE DE PROPOSITION

Encore une expression qui peut sembler insupportable. Initialement, elle ne signifie en effet pas grand chose. Quelqu’un qui est « force de proposition » prend simplement des initiatives, suggère des idées audacieuses. Cet état d’esprit emprunt de créativité (la créativité comme réponse au changement ou aux obstacles) peut s’avérer très positif pour la montée en confiance personnelle et collective. Pourtant, c’est une compétence dont il faut user avec toute la subtilité du monde. Avoir des idées sur tout et les clamer haut et fort à tout qui veut l’entendre peut irriter certains collègues ou notre manager. Les gens qui en abusent peuvent rapidement  être catalogués comme des « je sais tout » ou encore des « grande g… ». Pardon my French !

lettre-g… comme GRATITUDE

J’imagine votre sourcil levé, le point d’interrogation dans votre regard… Quelle place a donc ce mot dans le milieu professionnel ? Dans la jungle des rapports de pouvoirs, comment (et pourquoi) diable devrait-on y intégrer la gratitude ?

Comme chaque compétence qualifiée de prosocial, la gratitude n’est pas innée. C’est un processus lent qui demande une discipline et de l’assiduité. C’est une habitude à prendre, une réponse possible à la morosité ambiante, au défaitisme général et une solution contre le stress et la mauvaise ambiance au travail. Pour apprendre à pratiquer la gratitude, commencez par vous-même. En rentrant du boulot, plutôt que de lire / regarder les (mauvaises) nouvelles du monde, inscrivez dans un petit carnet 3 choses que vous avez bien faites (ex : terminer une tâche qui traînait depuis un certain temps), épinglez un acte de courage (ex : j’ai osé aborder la question d’un éventuel 4/5 temps avec mon patron), rappelez-vous un moment de votre journée où vous vous êtes senti complètement détendu / en phase avec vous-même (m’être autorisé à sortir manger mon sandwich sur un banc, face à l’étang au parc)…

Quand vous avez pratiqué pendant plusieurs jours … faites-le même exercice en indiquant les mini gratitudes envers votre patron, votre entreprise, votre collègue. Cette partie de l’exercice, ne soyons pas naïfs, est parfois plus ardue. Mais vous trouverez toujours une raison d’être reconnaissant. Rome ne s’est pas faite en un jour, prenez patience et vous sentirez peu à peu un vent plus léger flotter dans les couloirs du bureau, … et des ailes vous pousser aux pieds pour aller travailler le matin.

lettre-h… comme HUMILITÉ

Alphonse Allais a dit « Les cimetières sont remplis de gens irremplaçables » . Nous nous sommes tous crus, à un moment ou à un autre, indispensables à la bonne marche de notre entreprise. Sans doute avons-nous eu un rôle plus ou moins important à jouer dans la réussite d’un projet … mais a contrario, lorsque nous avons quitté un service ou changé d’entreprise, le monde a continué de tourner sans nous, n’est-ce pas  ?

Aujourd’hui quelle énergie consacrons-nous à nourrir cet ego ? A traquer dans le regard d’un collègue, une réflexion de notre boss le signe de reconnaissance ultime ?  Et si nous décidions une bonne foi pour toute de mettre notre ego au frigo, la compétition en rémission et de nous ouvrir au monde confortable de l’humilité

Difficile de s’ouvrir à ce monde me direz-vous car l’humilité a bien piètre réputation. Elle est souvent considérée comme un signe de faiblesse, un manque d’estime de soi et de confiance en ses propres capacités. Pourtant l’humilité n’est autre que la capacité à prendre conscience du chemin d’apprentissage qu’il nous reste à parcourir et de nous mettre à l’ouvrage, en toute simplicité.  Qu’attendez-vous pour prendre votre bâton de pèlerin ?

lettre-i… comme INCLUSION 

C’est une des toutes premières étapes de la coopération. Est-ce que tout le monde se sent inclus dans l’équipe ? Est-ce que tout le monde a un rôle à jouer et l’importance de son rôle est-il reconnu par ses pairs ?  Y a-t-il un « rituel » d’inclusion pour les nouveaux collaborateurs qui arrivent dans mon équipe ? Si pas, qu’est-ce qui pourrait être mis en place pour que les personnes nouvelles se sentent d’emblée intégrées ?

lettre-j… comme JEU

« If you want creative workers give them enough time to play ». Cette citation de John Cleese, un des trublions des fameux Monthy Python, n’a pas encore bonne presse dans le monde du travail. Pourtant les avantages du jeu sont multiples et les apprentissages qu’on peut faire en s’autorisant à jouer sont facilement applicables sur le terrain de la réalité professionnelle. Parmi ses avantages, citons les suivants : il crée du lien social, c’est un espace virtuel d’expérimentations, c’est un espace de décisions, on peut créer de nouvelles règles (sortir du cadre), on y poursuit un objectif commun et donc s’y découvrir une dynamique collective …. Vous avez encore des doutes sur son utilité ?

lettre-k … comme KANGOUROU

Il y en a très peu dans les équipes, sauf peut-être en Australie ….

C’était juste une blague pour voir si vous me suiviez toujours ! J’aurais pu prendre KNOWLEDGE mais je changeais de langue et cela allait sans doute vous perturber.  Allez hop, on saute à la lettre L !

lettre-l… comme LATITUDE

La latitude c’est posséder une certaine marge de manœuvre pour pouvoir agir librement et laisser ainsi libre cours à sa créativité. Qu’en est-il de cette marche de manœuvre au sein de votre entreprise ? Sur une échelle de 1 à 10, quelle est-elle ? La prise d’initiative est-elle soulignée positivement ou bien vous sentez-vous tenu par des schémas trop rigides ou des règles imposées ? Qu’est-ce qui pourrait être mis en place pour  fluidifier tout cela ? Quels seraient les avantages de libérer ce genre de comportements au sein de votre équipe ?

lettre-m… comme MOTIVATION

C’est un des bienfaits de la coopération et de la mise en pratique des quelques concepts précités. Un collaborateur qu’on remercie, qu’on reconnaît pour ce qu’il est et pour l’importance de ce qu’il fait, qui se sent libre de travailler avec une marge de manœuvre suffisante pour pouvoir évoluer dans son quotidien; un environnement où la communication est soignée, où on se sent écouté et respecté dans son intégrité … tout cela augmente la motivation au sein de l’équipe ….

lettre-n…. comme NOUVEAUTÉ 

« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux » . Quand une entreprise / un département tourne au ralenti, cette citation de Marcel Proust invite à réfléchir sur notre manière de repenser le travail de manière innovante et de s’organiser en conséquence. Innover c’est avant tout lâcher du lest sur les certitudes du passé, sur des méthodes qui ont fait leurs preuves mais qui ne sont plus adaptées au contexte actuel. C’est avoir le courage d’admettre que certaines convictions sont néfastes et oser les abandonner. C’est sortir de sa zone de confort, envisager de nouvelles options. Qu’est-ce qui est mis en place dans votre travail pour accueillir la nouveauté ? Disposez-vous d’une boîte à idées, à suggestions ? Des brainstormings ?

lettre-ocomme OBJECTIF …

…. commun ! Un autre pilier de la coopération est de travailler autour d’un objectif commun. Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin… Pour être certain que tout le monde soit motivé, il est important d’être vigilant sur les quelques points suivants :  l’objectif commun est-il clair et connu de tous ? A-t-on associé les collaborateurs  à la définition de cet objectif ? Est-ce que cet objectif donne du sens au travail de chacun ? Est-il suffisamment mobilisateur et ambitieux ? Que met-on en place pour en vérifier la progression ? Comment s’assurer que chacun privilégie l’objectif commun à son objectif individuel ?  

lettre-p… comme PROCESSUS

Pour être efficace, il ne suffit pas toujours de savoir où l’on va mais surtout de comprendre comment s’y rendre.

Dans de nombreuses entreprises, des collaborateurs font des apprentissages personnels tout au long de leur carrière. Partage des bonnes pratiques, prise de décision, carte de complémentarité des talents, de partage de l’information

lettre-q…. comme QUALITÉ

C’est sûrement un de vos credo dans la réalisation de votre boulot, (celui de vos collègues aussi), et c’est tout à votre honneur. Et pour vous rendre la vie au bureau (et celle de vos pairs) plus qualitative, qu’avez-vous mis en place ? Quelle qualité est accordée à l’environnement de travail (propreté, beauté, confort, matériel correct) ? Aux relations interpersonnelles (y a-t-il des pratiques connues de tous pour respecter des relations saines ?) A l’écoute ? Le bien-être au travail passe par des choses simples, possibles à mettre en place … Et si vous commenciez par organiser un concours de déco des bureaux pour Noël ?

lettre-r… comme RESPONSABILITÉ

C’est la faute du système, du gouvernement, de la crise économique. C’est pas moi, c’est l’autre …. On apprend à nos enfants à se responsabiliser mais nous, le faisons-nous également dans le cadre de notre travail ?  Nous sommes-nous déjà demandés quelle était notre part de responsabilité dans le bien commun de l’équipe ? Dans l’atteinte des objectifs ? Dans la construction d’une bonne
ambiance ? Cette notion de responsabilité en entreprise ne s’arrête pas à moi, à mon travail. Il est certes important d’avoir conscience de ses propres responsabilités mais ne serait-Il pas intéressant, voire plus efficace, de l’appliquer au « nous » et d’observer les résultats obtenus.

lettre-s… comme SENS

Aujourd’hui la perte de sens au travail est sans aucun doute la raison majeure de la plupart des burn-out. Le sens est synonyme de cohérence, de consistance, d’équilibre. Un travail rempli de sens répond aux valeurs profondes d’une personne, cela lui permet de se sentir utile et de se développer vers une forme de complétude. Ce qui motivent les gens à aller bosser ce n’est pas qu’ils vont faire de leur journée mais surtout pour quoi et pour qui ils vont dépenser leur belle énergie.

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… comme TALENTS

Pour mener une tâche à bien, il est judicieux de connaître toutes les ressources dont on dispose pour le faire. Or, dans le monde du travail, rares sont les personnes qui sont conscientes de l’étendue de leurs propres talents … et encore moins des talents de leurs collègues. Chacun reste confiné dans ses tâches avec les compétences que celles-ci requièrent. Or cette méconnaissance des ressources inexplorées chez chacun réduit fortement l’efficacité sur le terrain.  En apprenant à connaître les talents des autres et en dévoilant les siens, on peut réfléchir à utiliser la complémentarité de ceux-ci pour servir le projet d’entreprise et commencer à agir dans un esprit d’intelligence collective.

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… comme US & COUTUMES

Ces « us & coutumes » constituent ce que l’on nomme la culture d’entreprise. Ce sont des manières d’agir, de penser et de se comporter au sein du milieu professionnel dans lequel on évolue. Cette culture quand elle est claire et en cohérente augmente le sentiment d’appartenance des collaborateurs, élément essentiel à la motivation. Et dans votre bureau, quelles sont les bonnes pratiques professionnelles mises en place ? Existent-ils des rituels entre collègues (on fête les anniversaires, on organise une activité sportive ou culturelle …) qui permettent de cultiver cet esprit ?

lettre-v … comme VICTOIRES 

Célébrer les victoires ensemble, c’est inviter l’équipe à se réjouir de la réussite d’un projet, de la mise en place d’une innovation, de l’inauguration d’un nouveau lieu. C’est l’occasion de souligner les  efforts, l’énergie, la bonne volonté déployés par chacun des membres de l’équipe lors de cette aventure. La célébration des victoires, petites ou plus importantes, permet de resserrer le lien social dans l’équipe et d’augmenter le taux de motivation des personnes impliquées. C’est un temps de relâchement où l’on se félicite de ses prouesses et on peut tirer la leçon des erreurs ou encore commenter les obstacles rencontrés. C’est une belle occasion de grandir ensemble en tant qu’équipe.

lettre-w… comme WILL

Plus facile de trouver un mot qui commence par W en anglais. J’ai donc osé changer de langue. A ce stade ci de la lecture, je peux vous perturber, non ?

« Will » c’est donc la volonté … et ce que je préfère encore c’est « good will », la bonne volonté car sans cet état d’esprit, aucune coopération n’est possible. La (bonne) volonté est la base de l’ouverture à l’autre, permet de transformer les pensées rigides en actes fluides, transforme les esprits chagrins en optimisme. On a donc tout intérêt à se relier à cette état d’esprit, qui existe en chacun de nous et qui peut se travailler au quotidien. C’est une attitude énergisante !

lettre-x …. comme XANADU

Keskecèkeça ? Dans la culture populaire, c’est un monde inventé ou imaginaire. Et si Xanadu devenait simplement un lieu / un espace cocréé par les collaborateurs au sein d’une entreprise qui aurait une utilité au bien commun, avec des codes complètement différents des codes professionnels en usage au sein de l’équipe ? On pourrait, au choix, s’y détendre, discuter d’idées farfelues, passer sa rage, partager un savoir, .. A vous de décider avec vos collègues ce que cet endroit imaginaire pourrait prendre comme forme …. ! Imagination au pouvoir !

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… comme YIN et YANG

Que les plus cartésiens me pardonnent mais j’avais envie d’évoquer ce concept car je pense que cet équilibre entre le principe féminin (YIN) et le principe masculin (YANG) est nécessaire à la bonne marche d’une équipe et d’une organisation. Le yin et le yang constituent les modes inséparables de la passivité et de l’activité.   Ces deux principes vivent en nous et nous les utilisons assez naturellement. Prendre conscience de l’utilité d’appliquer l’un ou l’autre en particulier pour par exemple dépasser un blocage professionnel ou encore pour gérer une situation relationnelle délicate au sein du travail (client ou collègue) peut s’avérer redoutablement efficace.

lettre-z… comme ZEN

Ici je sais que certains vont me détester … d’oser utiliser ce genre de mots venu de la mode New Age déjà dépassée. Pourtant être zen sur son lieu de travail ne signifie pas être dans un état de conscience altérée ininterrompue. Cela signifie avant tout pouvoir prendre de la distance ou garder son sang-froid dans des situations de crise, de conflit, lors d’infortunes rencontrées dans le déroulement d’une tâche ou d’un projet. Etre zen c’est avant tout dédramatiser des situations de stress et ramener le calme à l’intérieur de soi et de l’équipe en se concentrant sur les priorités et sur l’essentiel.

Pas besoin de méditer à Xanadu pour cela !

Si vous souhaitez découvrir des offres innovantes d’ateliers et de team building autour du coaching de coopération, vous pouvez surfer sur le site de Viavectis.

Et pour ceux qui ont peu de temps pour lire, découvrez notre philosophie dans ces courtes vidéos.

Bonne rentrée à tous !

Petits bouts de femmes, petits bouts d’âmes – Episode 2

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Marie-Françoise Ghenne, de chimiste à alchimiste ….

Il était une fois une petite fille pleine de fantaisie qui aimait se déguiser, construire des cabanes avec des couvertures, s’inventer des histoires, incarner des personnages et leur faire vivre de folles aventures. Une nappe en dentelle une fois attachée à son vieil hula hoop devenait un bouclier de lumière pour princesse en détresse. Un ours en peluche affublé de lunettes, d’une chemise et d’une cravate chipées dans la penderie de papa, faisait la classe à un public de poupées bien sages. Un placard vide se transformait en caverne d’Ali Baba.

Son imagination était sans bornes … sa réalité transcendait le réel.

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Le temps passa. La petite fille grandit et pour rassurer ses parents – c’est cela que font les sages enfants – elle devint la meilleure amie de Mendeleïev, jongla avec protons, neutrons, gaz, amalgames et autres étrangetés chimiques, mit toutes ses compétences, son énergie et ses connaissances au service d’une multinationale.

En parallèle à son travail qu’elle faisait avec toute la conscience et la sériosité qui la caractérisent, Marie-Françoise, femme à la curiosité insatiable, resta connectée aux dadas de son enfance. Elle développa une passion peu commune pour tout ce qui touche à la maison, au foyer … aux intérieurs. Luminaires, meubles, tissus, objets, utilisation des couleurs, des espaces, techniques de rénovation, antiquités, travail du bois, patines, décorations de Noël, maisons
en pain d’épices : tout était sujet à lecture, ateliers, conférence, exposition, chineries vintage, stages. Le mouvement créatif avait été initié. Dans le secret de son cœur, elle comprit que son vrai travail était donc … intérieur !

Aux alentours de 40 ans, ce que les sociologues anglo-saxons nomment « the midlife crisis », Marie-Françoise essuya un revers de fortune. Son employeur délocalisa et prit congé du personnel belge… Adieu fioles, éprouvettes, expériences, recherches … Un avenir inconnu peuplé ici de questionnements, là de folles espérances, s’étendait devant elle…

Et Marie-Françoise … devient Pénélope …

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Une fois les premières ondes de choc passées, Marie-Françoise choisit l’audace et décide de cheminer vers ses rêves. Elle rejoint un groupe d’entrepreneurs en devenir. De business plans en brainstormings, de segmentation de clientèle en développement d’outils marketing, Marie-Françoise découvre sa nouvelle voie et devient révélatrice d’intérieurs !

Penchée sur ses travaux de toile derrière ses rideaux, dans son juste milieu, en attendant le retour d’un Ulysse de banlieue, Pénélope rêve, les soirs de vague à l’âme et de mélancolie, et au ciel d’un autre lit, se met à compter de nouvelles étoiles ….

La petite lueur d’espoir d’un renouveau professionnel qui éclairait sa vie devient une aura de lumière.

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« En attendant Pénélope » est né …

Tri des garde-robes, des papiers, agencement des espaces, lifting d’anciens objets, création d’accessoires en textiles … cette révélatrice d’intérieurs vous accompagne pour alléger votre environnement, créer de l’espace, insuffler une vie nouvelle à vos objets et faire circuler des énergies positives dans votre foyer.

Animatrice des ateliers Les lueurs de Pénélope, Marie-Françoise propose exercices amusants, échange d’idées et astuces en tout genre autour du bien-être chez soi.

La philosophie derrière le métier

Marie-Françoise, à propos de la signification de la maison : « La maison est un révélateur de notre état d’être intérieur. C’est un espace sécurisé censé nous ressourcer, nous redonner de l’énergie (après une journée de travail, d’école, de retour d’un voyage …). Le foyer c’est le feu, notre intérieur révèle ce qui nous anime, ou non. Accorder sa maison à qui on est permet d’évoluer de façon concrète vers notre essence en se débarrassant de schémas parentaux ou de modèles reçus par la société.  S’occuper de sa maison c’est s’autoriser à s’intérioriser, aller chercher à l’intérieur l’apaisement, la fluidité plutôt que de chercher des « distractions » à l’extérieur (loisirs, vacances…). C’est une forme d’affirmation de soi. »

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Le tri, un acte existentiel qui permet de mieux se connaître

Pour Marie-Françoise, le tri relève de l’acte existentiel. Elle développe son idée : « Trier, c’est apprendre à se défaire de l’inutile, à faire des choix et à comprendre ses besoins réels en terme de confort. Cela permet de se débarrasser de certains objets chargés de poids affectifs (faire le deuil définitif d’un ex, d’un parent …) et de ne garder que les objets auxquels on accorde une vraie valeur (affective ou matérielle…), ce que cela représente réellement pour nous. »

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Le rangement, pour transformer notre vision de la vie

En opérant du rangement dans sa propre maison et en aidant ses clientes à réorganiser leur maison, Marie-Françoise prend conscience que le désordre donne une illusion de sécurité, d’être protégée, d’être riche parce qu’on a beaucoup de choses (même si on ne s’en sert plus). L’accumulation d’objets donne l’impression qu’on a arrêté le temps (ex : en gardant des vielles fringues de nos 20 ans).

« Ranger permet de ne plus s’abriter derrière notre fatras, de reprendre sa vie en main. Cela permet de régler toutes ces petites choses non finies en cours : un robinet qui fuit, des boutons à recoudre à un manteau, des factures impayées, … toutes ces choses qui nous vident de notre énergie cela permet d’oser prendre la décision de mettre de l’ordre dans d’autres domaines de notre vie (un conflit non réglé, une frustration au travail …).Un espace rangé peut provoquer une certaine peur de l’inconnu (on n’a plus l’impression d’être chez soi …) « 

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Réaménagement … réorganisation plus profonde de notre existence

Pour Marie-Françoise réaménager les pièces de sa maison permet de « ré-habiter » l’espace de manière plus consciente (ex : transformer la chambre d’un enfant en un bureau). C’est s’accorder une nouvelle place dans sa maison (ex : une pièce dédiée à la créativité / à la méditation) et par conséquent, dans sa vie.

C’est accepter que les circonstances de vie changent (les enfants partent, nous ne travaillons plus qu’à mi-temps…), c’est prendre ou donner une place dans une famille recomposée. C’est poser ses propres limites, s’octroyer un espace vital.

C’est tenir compte de ce qui nous fait du bien : la lumière directe du soleil, la petite plante aux fleurs colorées qui a trouvé sa place, le panier du chien…

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Recycler les objets, prendre soin de ce qui nous entoure pour
prendre soin du monde

C’est sans doute ici que le côté « alchimiste’ prend tout son sens. Soucieuse de l’environnement, consciente de la surconsommation et du gaspillage généralisé, Marie-Françoise met un point d’honneur à guider ses clientes vers la conscientisation de tous ces habitudes nuisibles pour la planète.

Recycler un objet ou le « customiser » comme on dit dans le jargon de la décoration, c’est se relier à sa créativité, exercer ses hobbies dans sa propre demeure. Plonger dans la matière, le concret, voir une idée s’incarner dans quelque chose d’utile ou de joli.  Cela permet aussi d’insuffler une nouvelle énergie dans un souvenir familial (ex : masking tape sur les assiettes en porcelaine de sa grand-mère…)

« Grâce au recyclage, on donne une  nouvelle utilité aux choses plutôt que de les jeter et de racheter un objet neuf. Cela peut permettre de se découvrir des « talents inconnus » qui peuvent aboutir à des idées de reconversion professionnelle, à oser une percée dans le monde artistique. »

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Personnaliser son environnement, c’est s’affirmer soi-même

Quand vous rencontrerez Marie-Françoise, vous vous rendrez compte qu’elle utilise plus le terme « personnaliser son environnement » que de décorer. Décorer a pour elle une connotation lisse, standardisée par des grandes enseignes dont on taira le nom.

Pour elle, personnaliser son environnement c’est décorer en fonction de ce qu’on est aujourd’hui, plus de ce que maman a acheté ou ce que l’ex-mari aimait bien. C’est plus de l’ordre de créer une ambiance grâce à des couleurs, des matières.

« Personnaliser son lieu de vie c’est  s’autoriser à se faire plaisir, à embellir la maison dans le but d’ embellir son cœur (fleurs, parfums d’intérieur, aromates dans la cuisine…). Il y a également une finalité pratique à cet acte. Pour se libérer du temps pour autre chose que le ménage, on choisit un sol facile à nettoyer, on se débarrasse des tapis … Le but est de repenser sa demeure en fonction de son mode de vie. (si on vit seul, en couple, avec ou sans enfants, avec des animaux …). »

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Savoir-faire … et savoir-être

Si on résume cet article, Marie-Françoise … enfin … Pénélope … (je ne sais plus comment l’appeler maintenant …) en fait c’est une « home organizer » comme la qualifieraient nos amis d’Outre-Atlantique ?!

Oui, sauf qu’en plus du savoir-faire de ce métier, Marie-Françoise a ce petit supplément d’âme qu’on appelle le savoir-être. Elle a cette aptitude à pouvoir sentir la personne à qui elle rend service, à entrer dans son univers, à cerner ses goûts, son style. A la guider là où la personne se sent prête à aller.  Ici, pas question d’imposer ses goûts, elle laisse la personne composer avec ce qui est, donne un conseil, suggère une matière, une couleur, prend le temps de l’écoute.

Que ce soit pour un accompagnement personnalisé ou lors d’un atelier en groupe, venez découvrir le travail singulier de cette femme chaleureuse, mélange d’artiste et d’artisane, qui vous transmettra la passion de votre intérieur !

Pour des informations, visitez la page Facebook ou contactez Marie-Françoise au 0497 30 01 08

 

 

 

Nos sens, les instruments privilégiés de notre bien-être

adult-19033_1920Coupés de nos moyens de communication les plus naturels 

Dans un monde où tout s’accélère, où nous sommes constamment connectés aux outils technologiques et, par conséquent, sur-sollicités par la déferlante d’informations sur les réseaux sociaux, dans la publicité, sur les écrans de télévision, nous avons pris le pli de survoler ce qui nous entoure plutôt que de nous y plonger, en pleine conscience.

Perdus dans des pensées générées par cette surdose d’informations, nous avons peu à peu perdu l’habitude de porter notre attention sur nos sensations et nous nous sommes comme déconnectés de  notre corps. Élevés selon le principe du penser et agir, nous nous sommes détachés des racines de base des fonctionnements psychiques et mentaux de tout être humain, la sensation et le sentiment.

Or être attentif à ce que nous percevons (nos sensations) et ce que nous ressentons (le sentiment qui en découle) sont deux préalables d’une qualité de communication avec soi-même et avec autrui.

Quand on sait qu’à peine 7% de la communication est verbale, il serait dommage de nous priver de la richesse des  93% du non verbal.

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Identifier nos pollutions sensorielles

Lorsque nous sommes dans un état d’épuisement ou de nervosité, il est important d’observer ce qui agresse notre corps et le met dans un état de stress à travers nos organes sensoriels.

Interrogeons-nous donc sur notre rapport au bruit, au chaud, au froid, aux odeurs. Explorons notre quotidien, notre routine, quels sont les moments où nous nous sentons stressés, énervés ? Quelle est la source de ce stress ? Est-ce le bruit des enfants qui envahissent l’espace en rentrant de l’école ? Leurs chamailleries incessantes ? Leurs affaires disséminées en vrac dans le hall de la maison ou dans le salon ?

Analysons notre environnement professionnel et privé. De quoi nous entourons-nous ? Gardons-nous des objets cassés ? Des choses qui ne nous plaisent plus ? Chargés de souvenirs déplaisants ? Y-a-t’il  assez de lumière naturelle dans la pièce où je travaille ? Suis-je installé confortablement sur ma chaise de bureau ?

Prêtons attention à la nourriture que nous ingurgitons, le décorum pour prendre nos repas. Est-que je goûte réellement le sandwich que je mange devant mon ordinateur ? Est-ce que je prends le temps pour un petit déjeuner ? Avec qui est-ce que je partage mes repas ?

Intéressons nous également au toucher … quels sont nos manques ou nos besoins dans ce domaine ? Est-ce que je reçois assez de caresses et de marques d’affections physiques ? Est-ce que j’ai l’opportunité d’en donner suffisamment ? Quand ai-je serré longuement une personne aimée dans les bras ? Par quel geste mon corps se sent-il agressé ou envahi ?

Discerner les pollutions sensorielles (celles qui agressent ou émoussent nos sens) qui nous sont propres nous permet d’identifier les sources de bien-être sensoriel dont nous avons réellement besoin (ce qui stimule ou aiguise nos sens).

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Une boîte à outils pour entrer en contact avec la matière du monde

Un exercice intéressant est de faire la différence entre voir et regarder, entre entendre et écouter , entre goûter et ingurgiter, sentir et humer.  Quand ai-je pris le temps pour la dernière fois de me connecter aux sensations pures ? Quand me suis-je autorisé à ressentir ce que ces sensations déclenchaient comme sentiment ou comme émotion tout à l’intérieur de moi ? Avec qui l’ai-je partagé ?

Ralentir le rythme lors d’une balade en forêt pour sentir les petits graviers du sentier crisser sous nos pieds. S’asseoir au bord d’un étang et regarder le soleil se coucher en temps réel. Ecouter les grenouilles qui coassent à qui mieux mieux. Croquer dans un Paris Brest tout frais, sentir le croquant de la pâte, le moelleux de la crème. Caresser longuement son chat, étendu sur le divan….

Si nous multiplions nos explorations sensorielles, nous allons petit à petit nous relier à notre bagage sensoriel, un panier digne de Mary Poppins, composé de nombreuses sensations positives enfouies dans notre mémoire, engrangées depuis le début de notre vie : moments harmonieux, atmosphères chaleureuses, souvenirs joyeux de l’enfance, paysages et lieux adorés, mets délicats préparés par une grand-mère …

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Libérer le plein pouvoir de nos sens

En réveillant ces sensations agréables, en nous replaçant dans des situations similaires, nous allons nous réapproprier complètement la conscience de ce trésor inestimable.

Développer un sentiment de complétude plus grand vis à vis de la vie, relier le monde sensible au monde intelligible, doper notre mémoire, améliorer notre relation à autrui, libérer des hormones du plaisir, nous relaxer, nous protéger de l’épuisement, faire confiance à nos propres ressources … Tels sont quelque-uns des avantages que nous expérimentons si nous donnons la parole à nos sens.

Bel été rempli de divines sensations !

Petits bouts de femmes, petits bouts d’âmes – Episode 1

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Patricia Nagant, une femme qui a du bol

« Quand je serai grande, je veux faire chanter les anges… ». C’est probablement ce qu’a dû murmurer Patricia à sa maman qui venait la border dans son lit, un soir d’hiver où tout ronronnait dans la maison.

Quelques années plus tard (on ne révèle pas l’âge des dames, n’est ce pas …), Patricia a réalisé un de ses nombreux rêves. Dans la pièce qu’elle a intimement aménagée au Centre Cristal’In, elle nous invite à un voyage sonore extatique, au cœur de notre intériorité, à la rencontre de notre spiritualité, au diapason de nos émotions.

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L’écoute de plusieurs bols en cristal est une expérience unique, profonde. Ils génèrent des sons très purs et intenses. Ils ne s’écoutent pas seulement, il se ressentent et se vivent également.

Ces instruments d’éveil sont des outils thérapeutiques puissants qui aident à relâcher les tensions, à entrer dans un état de relaxation profonde et à équilibrer les énergies en vibrant au travers de toutes les cellules du corps.

La thérapie par le son agit tel un diapason qui nous synchronise avec notre nature véritable. C’est une alchimie entre un rythme, une mélodie, une harmonie, quelque chose de l’ordre du subtil qui joue sur les taux d’hormones, diminue le taux de cortisol (lié au stress) et stimule celui de la mélatonine (lié à la détente).

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Patricia : « Il est bon de jouer doucement, dans le silence, puis de vivre la danse du son, de l’observer, de le sentir, de l’accompagner. Il est possible d’habiter le son d’une prière, d’une émotion sacrée, d’une pensée lumineuse. Parfois un seul son conscient suffit car si vous prenez la peine de l’écouter, vous découvrirez qu’il reste présent et vivant des heures durant. Un son se respire, se contemple; sa magie abreuve, émerveille. »

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Fondatrice du centre Cristal’In, lieu de rencontre et de ressourcement, elle consacre l’entièreté de son temps à ses trois passions : la gestion du centre, la guérison par le son et la création de bijoux inspirés des formes géométriques sacrées.

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Attirée par la beauté et la spiritualité, Patricia crée, dessine, invente, imagine, s’entoure d’artisans investis d’une mission sœur … et la vision devient matière. Errances rêveuses, illuminations nocturnes, visions intuitives sont autant de terrains de jeux pour ses muses malicieuses qui lui murmurent le design d’un pendentif, les couleurs d’un bracelet, les symboles d’une bague.

La flamme qui brûle en elle pour le développement personnel la porte à œuvrer quotidiennement à la réussite de ce projet aussi noble qu’ambitieux. Habitée par une vivance contagieuse, cette entrepreneuse, joyeuse et généreuse, s’est entourée d’une équipe de professionnels réunis autour des mêmes idéaux.

Merci à Patricia de nous aider à composer notre petite mélodie intérieure ….

Découvrez l’agenda des méditations et soins sonores sur Cristal Son

7 raisons d’oser jouer en entreprise

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1. Dans le jeu, il n’y a pas d’enjeu

On se crée un espace virtuel, avec un début et une fin. On peut dès lors évoluer en toute liberté, on s’autorise des choses qu’on ne ferait pas dans la réalité. On ose fonctionner par essais/ajustements. On fait une série d’apprentissages, on comprend ses erreurs et on ajuste les stratégies d’équipe pour monter en puissance, pour être plus performant.

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2. Le jeu est un créateur de lien social

En jouant, on se connecte avec notre enfant intérieur. On retrouve une spontanéité, la joie de faire quelque chose d’amusant, de léger. Jouer contribue à briser la glace qui peut exister entre certaines personnes d’une même équipe (le nouveau venu, le manager fraîchement nommé …). Il tisse entre les joueurs des mailles dont ils pourront éprouver la solidité dans d’autres circonstances. Il privilégie la communication directe dans une ère où le virtuel prime.

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3. Le jeu permet la relaxation

Il met les gens dans un mouvement quasi immédiat.. Chacun observe, commente, propose. Les yeux scrutent le plateau, analysent la situation, on touche aux pièces, l’esprit fonctionne de manière très vive. L’attention est portée sur cette expérience unique qui se déroule. Jouer nous met dans un état de conscience élevée, on est à 100% dans l’instant présent.

Jouer est une forme de ce que les sages appellent la méditation ou la pleine conscience.

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4. Le jeu permet de prendre de la distance

Dans une société où on demande toujours plus de productivité et de résultats, dans un contexte de crise et de changement, il est difficile de sortir la tête du guidon… Le jeu permet de se mettre en décalage par rapport à une situation, il permet de faire des parallèles avec la réalité de terrain et de voir apparaître des solutions qu’on n’avait pas envisager seul, derrière son écran ou dans une réunion interminable où plus personne ne s’écoute.

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5. Le jeu révèle le potentiel de chacun

Il permet à chaque type de personnalité de s’exprimer librement et de jouer un rôle important pour faire évoluer la partie positivement. Ainsi l’extraverti sera audacieux, prendra des risques et l’introverti sera dans un rôle d’observateur, de stratège. Chacun y trouvera son compte et comprendra que la différence de personnalité ou de manière de réagir du collègue est en réalité plus une force qu’une menace.

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6. Le jeu développe l’esprit d’équipe et de coopération

Par les émotions qu’il suscite (et l’observation de ces émotions), le jeu nous révèle notre propre fonctionnement et celui de nos collègues. Comme c’est un facilitateur d’expression, les gens vont spontanément jongler entre leurs différentes casquettes ou compétences. Il n’enlève pas la compétition, il la dirige autrement. Il permet de faire front autrement. Cette expérience commune amène l’équipe à se découvrir une compétence collective.

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7. Le jeu fait appel à différentes formes d’intelligence

En jouant on est amené à utiliser sa tête, mais aussi parfois son corps ou son cœur (qu’on utilise moins au bureau). Le jeu aiguise ainsi toute forme d’intelligence : verbale, logique, visuelle, corporelle, intra et interpersonnelle voire musicale. Le développement de ces différentes formes d’intelligences permet de libérer la créativité, et la créativité amène les équipes à trouver de nouvelles solutions à d’anciens problèmes.

Être Femme Aujourd’hui, des Racines… ou des Ailes

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Il est des œuvres cinématographiques qui résonnent en nous étrangement, font vibrer les cordes les plus sensibles de notre être, nous transpercent le cœur.

Il est des œuvres cinématographiques qui font naître en nous un sentiment absolu de gratitude envers la vie.

Il est des œuvres cinématographiques qui m’ont confortée dans la justesse de mes choix personnels et … professionnels.

Mustang en fait partie.

Ce film au titre évocateur raconte l’histoire d’une poignée de sœurs vivant dans un village reculé de Turquie qui vont devoir choisir entre leurs racines … ou leurs ailes. Entre (sur)vivre en se pliant à des traditions archaïques ou s’arracher à leurs racines pour pouvoir vivre librement leur féminité, il n’y a pas de “bon” choix.

Récit initiatique d’émancipation, cette œuvre, subtile et nuancée, est interpellante à plusieurs niveaux.

Naître ou devenir femme ?

Elle pose d’abord une question essentielle dans la vie de chacune d’entre nous; ce que cela signifie d’être une femme, pour nous même, aux yeux des hommes, dans le regard des autres femmes et par extension … dans la société actuelle.

Il n’y a évidemment pas une seule réponse. Suivant le pays où nous sommes nées, l’éducation que nous avons reçue, les traditions inculquées, notre propre vécu et notre personnalité, nous allons chacune grandir et vivre notre féminité de différentes manières. Certaines par défaut, d’autres en réaction et puis surtout … par conviction.

La vie d’une femme, une odyssée périlleuse …

Pour certaines femmes, le chemin vers la liberté pour vivre pleinement son féminin est plus long et plus périlleux que pour certaines autres. Il n’aboutit parfois nulle part.

Ici pourtant, on entend clairement les vents de l’indignation souffler dans les hauts arbres de la campagne du nord de la Turquie. Dans cette société schizophrène, écartelée entre patriarcat et modernité, le personnage qu’incarne la grand-mère est lui-même tiraillé entre ce qui lui semble respectable et l’oppression que ses petites-filles subissent. Ceci remet très justement en perspective la notion de liberté d’être chez la femme.

Vivre pleinement sa liberté, mirage ou réalité ?

C’est ici que notre sensibilité de “femme libérée”, heurtée par la radicalité du propos et la violence des images, est à la fois attristée et soulagée par le constat qu’ici, en occident, nous sommes finalement nées “du bon côté de la planète”…

Et pourtant, alors que la condition féminine a connu chez nous de nettes avancées, certaines femmes continuent de cultiver la croyance qu’elles n’existent que si elles appartiennent à un homme,  à un clan, à un statut social ou professionnel.

Murs visibles ou invisibles ?

Mariages de convention, études fortement conseillées par une lignée familiale, sentiment d’obligation face au choix de la maternité, (auto)-censure quant aux éventuels questionnements sur une identité sexuelle, entrave à certaines vocations personnelles ou professionnelles, sentiment profond de solitude affective, peur de précarité matérielle en cas de rupture de l’ordre établi … Parfois nous continuons à nous enfermer dans des prisons aux murs visibles ou invisibles… sans savoir que la clé pend autour de notre cou.

Ce film est comme un cri d’espoir pour toutes ces femmes là. Emprunt d’une gravité légère, il laisse transparaître au travers des volets clos de leur prison, un filet de lumière qui perce les ténèbres.

La puissance des femmes, une menace pour le monde ?

Mustang illustre au travers d’images d’une beauté à couper le souffle, la puissance subversive de la libido féminine, dans le sens le plus large du terme. Tous les geôliers du monde auront beau ériger des prisons pour la brider, leurs enceintes ne résisteront pas à sa force démesurée.

Ce qui anime certaines femmes, c’est la ferme conviction qu’elles ne laisseront personne arracher de leurs têtes folles, comme les pétales d’une fleur, le sentiment amoureux qui habite leur corps, leur soif de vivance, la magie d’exister, leur appétit d’aimer….

Ensemble dans une sauvage solidarité

Ce qui est merveilleusement mis en exergue dans ce film, c’est l’importance de la sororité face à l’adversité, l’urgence de déployer une solidarité sauvage face aux difficultés de la vie. A aucun moment la fratrie ne décide de subir simplement son sort. Ces 5 sœurs agissent, réfléchissent en c(h)oeur, posent des actes de résistance et de rébellion, du plus ténu ou plus excessif.

Elles ignorent la peur, se relient à leur intuition, gardent intacte cette capacité à apprécier la moindre parcelle de vie. Elles s’accordent même l’aide d’un homme en paix avec sa part de féminité, électrisé par l’énergie quelque peu masculine de Lalé, la plus jeune des protagonistes.

Faire le choix de l’émancipation

La frontière est ténue entre acceptation et résignation, entre adaptation et renoncement, entre compromis et soumission.

Si vous ressentez la soudaine impression que des ailes semblent vouloir pousser…
Si vous avez une furieuse envie de délier votre chevelure comme une crinière sauvage

Prenez en exemple l’audace de ces femmes lumineuses pour vous libérer de vos micro-chaînes…
et faites le choix de l’émancipation !