7 raisons d’oser jouer en entreprise

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1. Dans le jeu, il n’y a pas d’enjeu

On se crée un espace virtuel, avec un début et une fin. On peut dès lors évoluer en toute liberté, on s’autorise des choses qu’on ne ferait pas dans la réalité. On ose fonctionner par essais/ajustements. On fait une série d’apprentissages, on comprend ses erreurs et on ajuste les stratégies d’équipe pour monter en puissance, pour être plus performant.

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2. Le jeu est un créateur de lien social

En jouant, on se connecte avec notre enfant intérieur. On retrouve une spontanéité, la joie de faire quelque chose d’amusant, de léger. Jouer contribue à briser la glace qui peut exister entre certaines personnes d’une même équipe (le nouveau venu, le manager fraîchement nommé …). Il tisse entre les joueurs des mailles dont ils pourront éprouver la solidité dans d’autres circonstances. Il privilégie la communication directe dans une ère où le virtuel prime.

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3. Le jeu permet la relaxation

Il met les gens dans un mouvement quasi immédiat.. Chacun observe, commente, propose. Les yeux scrutent le plateau, analysent la situation, on touche aux pièces, l’esprit fonctionne de manière très vive. L’attention est portée sur cette expérience unique qui se déroule. Jouer nous met dans un état de conscience élevée, on est à 100% dans l’instant présent.

Jouer est une forme de ce que les sages appellent la méditation ou la pleine conscience.

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4. Le jeu permet de prendre de la distance

Dans une société où on demande toujours plus de productivité et de résultats, dans un contexte de crise et de changement, il est difficile de sortir la tête du guidon… Le jeu permet de se mettre en décalage par rapport à une situation, il permet de faire des parallèles avec la réalité de terrain et de voir apparaître des solutions qu’on n’avait pas envisager seul, derrière son écran ou dans une réunion interminable où plus personne ne s’écoute.

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5. Le jeu révèle le potentiel de chacun

Il permet à chaque type de personnalité de s’exprimer librement et de jouer un rôle important pour faire évoluer la partie positivement. Ainsi l’extraverti sera audacieux, prendra des risques et l’introverti sera dans un rôle d’observateur, de stratège. Chacun y trouvera son compte et comprendra que la différence de personnalité ou de manière de réagir du collègue est en réalité plus une force qu’une menace.

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6. Le jeu développe l’esprit d’équipe et de coopération

Par les émotions qu’il suscite (et l’observation de ces émotions), le jeu nous révèle notre propre fonctionnement et celui de nos collègues. Comme c’est un facilitateur d’expression, les gens vont spontanément jongler entre leurs différentes casquettes ou compétences. Il n’enlève pas la compétition, il la dirige autrement. Il permet de faire front autrement. Cette expérience commune amène l’équipe à se découvrir une compétence collective.

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7. Le jeu fait appel à différentes formes d’intelligence

En jouant on est amené à utiliser sa tête, mais aussi parfois son corps ou son cœur (qu’on utilise moins au bureau). Le jeu aiguise ainsi toute forme d’intelligence : verbale, logique, visuelle, corporelle, intra et interpersonnelle voire musicale. Le développement de ces différentes formes d’intelligences permet de libérer la créativité, et la créativité amène les équipes à trouver de nouvelles solutions à d’anciens problèmes.

Être Femme Aujourd’hui, des Racines… ou des Ailes

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Il est des œuvres cinématographiques qui résonnent en nous étrangement, font vibrer les cordes les plus sensibles de notre être, nous transpercent le cœur.

Il est des œuvres cinématographiques qui font naître en nous un sentiment absolu de gratitude envers la vie.

Il est des œuvres cinématographiques qui m’ont confortée dans la justesse de mes choix personnels et … professionnels.

Mustang en fait partie.

Ce film au titre évocateur raconte l’histoire d’une poignée de sœurs vivant dans un village reculé de Turquie qui vont devoir choisir entre leurs racines … ou leurs ailes. Entre (sur)vivre en se pliant à des traditions archaïques ou s’arracher à leurs racines pour pouvoir vivre librement leur féminité, il n’y a pas de “bon” choix.

Récit initiatique d’émancipation, cette œuvre, subtile et nuancée, est interpellante à plusieurs niveaux.

Naître ou devenir femme ?

Elle pose d’abord une question essentielle dans la vie de chacune d’entre nous; ce que cela signifie d’être une femme, pour nous même, aux yeux des hommes, dans le regard des autres femmes et par extension … dans la société actuelle.

Il n’y a évidemment pas une seule réponse. Suivant le pays où nous sommes nées, l’éducation que nous avons reçue, les traditions inculquées, notre propre vécu et notre personnalité, nous allons chacune grandir et vivre notre féminité de différentes manières. Certaines par défaut, d’autres en réaction et puis surtout … par conviction.

La vie d’une femme, une odyssée périlleuse …

Pour certaines femmes, le chemin vers la liberté pour vivre pleinement son féminin est plus long et plus périlleux que pour certaines autres. Il n’aboutit parfois nulle part.

Ici pourtant, on entend clairement les vents de l’indignation souffler dans les hauts arbres de la campagne du nord de la Turquie. Dans cette société schizophrène, écartelée entre patriarcat et modernité, le personnage qu’incarne la grand-mère est lui-même tiraillé entre ce qui lui semble respectable et l’oppression que ses petites-filles subissent. Ceci remet très justement en perspective la notion de liberté d’être chez la femme.

Vivre pleinement sa liberté, mirage ou réalité ?

C’est ici que notre sensibilité de “femme libérée”, heurtée par la radicalité du propos et la violence des images, est à la fois attristée et soulagée par le constat qu’ici, en occident, nous sommes finalement nées “du bon côté de la planète”…

Et pourtant, alors que la condition féminine a connu chez nous de nettes avancées, certaines femmes continuent de cultiver la croyance qu’elles n’existent que si elles appartiennent à un homme,  à un clan, à un statut social ou professionnel.

Murs visibles ou invisibles ?

Mariages de convention, études fortement conseillées par une lignée familiale, sentiment d’obligation face au choix de la maternité, (auto)-censure quant aux éventuels questionnements sur une identité sexuelle, entrave à certaines vocations personnelles ou professionnelles, sentiment profond de solitude affective, peur de précarité matérielle en cas de rupture de l’ordre établi … Parfois nous continuons à nous enfermer dans des prisons aux murs visibles ou invisibles… sans savoir que la clé pend autour de notre cou.

Ce film est comme un cri d’espoir pour toutes ces femmes là. Emprunt d’une gravité légère, il laisse transparaître au travers des volets clos de leur prison, un filet de lumière qui perce les ténèbres.

La puissance des femmes, une menace pour le monde ?

Mustang illustre au travers d’images d’une beauté à couper le souffle, la puissance subversive de la libido féminine, dans le sens le plus large du terme. Tous les geôliers du monde auront beau ériger des prisons pour la brider, leurs enceintes ne résisteront pas à sa force démesurée.

Ce qui anime certaines femmes, c’est la ferme conviction qu’elles ne laisseront personne arracher de leurs têtes folles, comme les pétales d’une fleur, le sentiment amoureux qui habite leur corps, leur soif de vivance, la magie d’exister, leur appétit d’aimer….

Ensemble dans une sauvage solidarité

Ce qui est merveilleusement mis en exergue dans ce film, c’est l’importance de la sororité face à l’adversité, l’urgence de déployer une solidarité sauvage face aux difficultés de la vie. A aucun moment la fratrie ne décide de subir simplement son sort. Ces 5 sœurs agissent, réfléchissent en c(h)oeur, posent des actes de résistance et de rébellion, du plus ténu ou plus excessif.

Elles ignorent la peur, se relient à leur intuition, gardent intacte cette capacité à apprécier la moindre parcelle de vie. Elles s’accordent même l’aide d’un homme en paix avec sa part de féminité, électrisé par l’énergie quelque peu masculine de Lalé, la plus jeune des protagonistes.

Faire le choix de l’émancipation

La frontière est ténue entre acceptation et résignation, entre adaptation et renoncement, entre compromis et soumission.

Si vous ressentez la soudaine impression que des ailes semblent vouloir pousser…
Si vous avez une furieuse envie de délier votre chevelure comme une crinière sauvage

Prenez en exemple l’audace de ces femmes lumineuses pour vous libérer de vos micro-chaînes…
et faites le choix de l’émancipation !